Chronique #30 : Travaillez vos forces

Le bonheur, y compris le bonheur conjugal, dépend davantage de nous-mêmes que des événements extérieurs.

D’après Sonja Lyubomirsky de l’université de Californie et auteure du livre Comment être heureux et le rester, les événements sont responsables de 10 % de notre bonheur et notre héritage génétique, de 50 %. Les 40 % restant sont directement reliés à nos attitudes mentales. Le bonheur, y compris le bonheur conjugal, dépend donc davantage de nous-mêmes que des événements extérieurs (dont les comportements de notre partenaire).

Votre enfant arrive de l’école avec un bulletin dont les notes vont de 60 % (en français) à 90 % (en mathématiques), avec une moyenne se situant à 75 %. Que croyez-vous que sera la réaction de votre enfant si vous mettez l’accent sur sa note la plus faible, afin qu’il l’améliore, plutôt que sur sa note la plus forte ? La moyenne de son prochain bulletin sera probablement de… 73 %. Alors que si vous l’aviez félicité pour son succès en math, sa moyenne aurait pu être de 77 car son résultat en math a augmenté à 95 %, même si la note fut la même pour le français. Il n’a pas l’esprit grammaticale, mais il a un don pour les maths.

Optimisme vs pessimisme
Essayer d’améliorer ses faiblesses et ne pas y parvenir n’aura pour conséquence que de développer un sentiment d’incompétence ou d’inadéquation. « À quoi bon ! Ça ne sert à rien ; je n’y parviens jamais. » Vous deviendrez alors de plus en plus pessimiste face à votre capacité de vous améliorer.

Les psychothérapeutes savent très bien, grâce aux neurosciences, que l’expression des émotions désagréables n’a qu’un hypothétique effet cathartique. L’impression que « ça fait du bien, que ça défoule », n’est que temporaire. Le problème, c’est que l’expression des émotions désagréables les entretient et charge votre partenaire si vous les dirigez vers lui qui pourrait réagir lui aussi émotivement. Relisez ma chronique sur les quatre cavaliers de l’Apocalypse. Mieux vaut lui dire ce que vous aimez chez votre partenaire pour en jouir au maximum et analyser pour soi (et contenir) les émotions désagréables afin d’en diminuer leurs conséquences : résistance ou soumission de votre partenaire.

Le psychologue Albert Ellis disait que « Votre aujourd’hui est votre passé de demain ». En mettant l’accent sur vos forces actuelles plutôt que d’essayer de guérir vos blessures et même vos traumatismes passés, vous pourrez commencer aujourd’hui même à construire un avenir (et un futur passé) plus  heureux que celui que vous avez connu, peu importe ce que vous avez antérieurement vécu.

Mettre l’accent sur les ressources et les qualités de votre partenaire, plutôt que de le critiquer et de lui dire ce que vous n’aimez pas chez lui, fera en sorte que son compte d’épargne émotif qu’il entretient à votre égard se remplira et risquera de se « déverser » sur vous. Vous pouvez en tout temps cesser de faire des retraits de votre banque d’amour conjugal (Chronique #22) et recommencer – à la minute même – à faire des dépôts. Vous vous construirez ainsi un passé conjugal – et un avenir – plus heureux.

La lettre d’amour
Ce qui est vrai pour votre partenaire l’est aussi pour vous. Pour vous aider à vous aimer vous-même davantage et, par le fait même, à mieux apprécier votre partenaire, je vous propose deux exercices.

1er exercice : vous écrire une lettre d’amour commençant vos phrases par « Je suis fier de moi parce que… Je suis content de moi… Je me remercie pour… J’ai bien fait de… ».

2e exercice : écrire une lettre d’amour à votre partenaire en commençant vos phrases par « Je t’ai aimé parce que… « Je t’aime parce que… Je t’aime quand… Merci pour… Je t’apprécie surtout pour… ».

Et postez les deux lettres.

À notre naissance, nous recevons le livre de notre vie. Le nombre de pages est déjà prévu et correspond au nombre de jours que vous vivrez. À la naissance, toutes les pages sont blanches. Vos parents et la société ont probablement écrit les premières chapitres de votre livre de la vie, sans vous demander votre avis. Mais rien ne vous force à continuer à l’écrire selon leur style.

Tournez donc la page immédiatement et faites de la suite de votre vie personnelle et conjugale une comédie et non un drame. Car toutes les pages de votre livre de la vie à venir sont encore blanches : jetez la plume de vos parents et trouvez la vôtre, trouvez votre style.

Rappelez-vous : vous ne vivrez qu’une seule vie.

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Je vous souhaite une excellente journée et beaucoup de bonheur seul et à deux.

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